mardi 13 septembre 2011

Napoli


J'écris sur un banc de vieille pierre grugée par le temps dans l'enceinte de la cathédrale Santa Chiara au coeur de Napoli.


Je n'aurais jamais imaginé me trouver là à 20 ans. Seule.


Le ferry, Nouritza et John et Sue m'ont abandonnée hier sur la rive de Napoli, jeune et innocente à attendre d'etre ramassée par un inconnu. Gianfilipo et Giuseppe m'ont retrouvée, bien que je n'étais pas à Porto Beverello tel que convenu. Ils m'ont trimballée dans une vieille caisse dépourvue de miroirs dans les rues pleines de Napoli.

«Napoli is a big messs...» dit Gianfilipo.


D'abord, après m'avoir demandée via facebook d'écourter mon séjour chez lui, son examen ayant été devancé, il m'assure qu'il n'y a pas de problème, je peux dormir chez lui du 11 au 14, tel que prévu. Je lui garantis que je le laisserai étudier.


Cela dit, son étude est vite laissée de coté.
 

Nous entamons la soirée avec un Antipasto - fromage, olives noires et proscuito - et un verre de vin Montepulciano 2009 produit par sa famille. Il m'explique qu'ils n'utilisent pas de sulfite lors de la production. Le vin a des effluves très fortes, vinaigrées et une grande acidité.


Puis, nous filons vers le Nord, longeant la baie de Napoli sur son scooter. Enveloppés par l'air chaud de la méditerranée nous mangeons longuement.


Ici, pas de menu, pas de prix. La serveuse nous apporte une série d'antipasto à partager, puis elle nous invite à voir les poissons  du jour exposés dans la vitrine. Gianfilipo choisit le homard et linguine al pomodoro. Nous digérons avec une liqueur d'Amaro. On recoit l'addition sans aucune iddée du montant qui y sera indiqué. Drole d'idée que j'aime bien, meme si cette fois le cout a diminué le rapport qualité-prix.


Encore. Cheveux bouclés au vent, mes seins sous ma robe subissent les chocs de la route ballonnée, la pleine lune surplombe Ischia, Procida et Capri, le scooter se glisse entre les voitures.


«Grazie mille Gianfilipo!»

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