mardi 20 septembre 2011

De retour à Bergerac…

J’angoisse.

J’angoisse vraiment.

Trois jours entourée d’imbéciles, de séniles qui ont perdu la tête, d’un vieux fou qui prend 15 minutes à tourner dans les rues étroites de Chatel-Guyon pour trouver un parking et qui finalement, tout rouge et gonflé comme un dindon frustré, se gare à 10 mètres de l’hotel, voilà, il ne reste plus que 20 mètres à pied pour se rendre au dîner.

Je déteste leur accent, leur façon de parler, de saluer, de faire la conversation, de dire et ne rien dire à la fois, j’en peux plus.

Fernande et Maurice sont de belles personnes, je les écoute ils m’amusent, mais Maurice il nous traîne partout et les minutes sont interminables et l’angoisse enfle malgré les bandeaux que j’ai tirés autour pour l’étouffer.

Et j’attends. J’attends parce que demain je ne sais pas si je pourrai commencer à travailler et puis si c’est non je sais pas je voudrai sauter dans un avion pour aller pleurer mon erreur loin d’ici.

Mais je sais ce que je suis venue chercher ici. Ça ne dépend que de moi. Et des vendanges.

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