Sur la plage les Italiens.
Gros, bruns, bruyants.
Sur la plage un petit garçon qui me poursuit, m'arrose d'abord, puis m'aime si bien qu'il me lance de la bouette, me pourchassant jusqu'à ma serviette.
Sur la plage sa maman au regard doux qui tente vainement de le ramener à l'ordre et qui, avec un haussement d'épaules, s'excuse en Italien.
Sur la page le dos cuivré et musclé d'un homme qui, affalé de tout son poids sur une jeune femme, embrasse et joue, dans le cou et le visage.
Tout près un enfant crie et rit. Un adolescent le tient en «sac de patate». Il le laisse aller, le rattrape, prend son visage entre ses mains et pose ses lèvres sensuelles sur la bouche du petit garçon qui se débat. Plus tard ce dernier se ramène, gamin, et cherche à etre attrapé de nouveau.
Sous mes yeux une boule de feu a coloré le ciel d'un ton jaune-orangé et fait scintiller les vagues qui viennent se briser à quelques mètres de mes orteils.
Et je ne comprend pas. Je ne comprend pas pourquoi les gens ont quitté le paradis.
Si je reste asez longtemps le soleil se sera glissé dans la mer méditerranée. Ca vaut la peine, bien que mes poils se hérissent maintenant sous la caresse du vent tiède, faisant frémir les drapeaux plantés sur la plage et sur la tour du chateau de pierre qui se tient là-bas, sur ma gauche, et peut-etre aussi les feuilles de ces arbres qui se dressent sur le récif tout près sur ma droite.
Derrière moi, comme un désor de théatre, derrière un vieux batiment très rectangulaire de vieille pierre et de vieilles briques, une montagne verte, mais verte, prend toute la place avec son chapeau de nuages noirs. Opposée au soleil qui a glissé son gros orteil dans la mer, la lune est perchée, dévoilant ses cratères.
Voilà. Le soleil est disparu, laissant sur son passage un ciel bleu et triste.
Gros, bruns, bruyants.
Sur la plage un petit garçon qui me poursuit, m'arrose d'abord, puis m'aime si bien qu'il me lance de la bouette, me pourchassant jusqu'à ma serviette.
Sur la plage sa maman au regard doux qui tente vainement de le ramener à l'ordre et qui, avec un haussement d'épaules, s'excuse en Italien.
Sur la page le dos cuivré et musclé d'un homme qui, affalé de tout son poids sur une jeune femme, embrasse et joue, dans le cou et le visage.
Tout près un enfant crie et rit. Un adolescent le tient en «sac de patate». Il le laisse aller, le rattrape, prend son visage entre ses mains et pose ses lèvres sensuelles sur la bouche du petit garçon qui se débat. Plus tard ce dernier se ramène, gamin, et cherche à etre attrapé de nouveau.
Sous mes yeux une boule de feu a coloré le ciel d'un ton jaune-orangé et fait scintiller les vagues qui viennent se briser à quelques mètres de mes orteils.
Et je ne comprend pas. Je ne comprend pas pourquoi les gens ont quitté le paradis.
Si je reste asez longtemps le soleil se sera glissé dans la mer méditerranée. Ca vaut la peine, bien que mes poils se hérissent maintenant sous la caresse du vent tiède, faisant frémir les drapeaux plantés sur la plage et sur la tour du chateau de pierre qui se tient là-bas, sur ma gauche, et peut-etre aussi les feuilles de ces arbres qui se dressent sur le récif tout près sur ma droite.
Derrière moi, comme un désor de théatre, derrière un vieux batiment très rectangulaire de vieille pierre et de vieilles briques, une montagne verte, mais verte, prend toute la place avec son chapeau de nuages noirs. Opposée au soleil qui a glissé son gros orteil dans la mer, la lune est perchée, dévoilant ses cratères.
Voilà. Le soleil est disparu, laissant sur son passage un ciel bleu et triste.
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