samedi 17 septembre 2011

… Et d’autres jours la lutte pour le bonheur est plus ardue…

Avoir peur de ne pas être au bon endroit, au bon moment, avoir peur de s’être trompée… Ces peurs-là qui sûrement murmurent constamment, trouvent une oreille attentive dans certains moments de faiblesse – d’insatisfaction, d’ennui. Elles font naître l’angoisse et le doute dans mes espoirs futurs, mes rêves.

Cela dit, être trimballée dans une fête médiévale en Auvergne est une activité dont l’efficacité à susciter l’ennui et inviter l’angoisse est testée et prouvée – par moi, aujourd’hui.

Le fameux dîner médiéval. De la bouffe mauvaise, ça ne fait rien. Un local à l’allure de salle à Bingo en guise de salle à manger, ça ne fait rien. Un éclairage non tamisé, ça ne fait rien. J’ai déjà vu au Québec pour l’Âge d’Or; on pouvait s’y attendre. Mais ce qui ne fait pas, c’est des Français costumés qui vous font des mises en scène pourries, qui vous font languir entre les services avec des danses que personne ne veut danser, des jeunes animateurs qui ont l’air imbéciles, laids et obèses et puis qui vous prennent pour des cons, tout simplement.

Dans le parking, au restaurant, peu importe où, je remarque un grand, flagrant manque de respect pour son prochain en général. Les Français, il y a une phrase qu’ils aiment en particulier: « Ah non, c’est pas possible, hen! »

« - On peut entrer dans la salle pour le dîner? On nous a dit de nous présenter à sept heures trente…

-          Ah non, on ouvre à huit heures … Faudra attendre, hen! »

« - On pourrait avoir de l’eau s’il vous plaît?

-          Ah, ben faudra finir le vin d’abord, ensuite vous me ferez signe pour l’eau! »

Apporter un deuxième verre, ça te vient pas à l’esprit, peut-être…??

Quand je demande le Wi-Fi à l’Auberge du Belvédère, le mec à l’entrée me dit que je dois descendre à la salle à dîner pour l’utiliser, « Ah non, le Wi-Fi ne fonctionnera pas dans votre chambre… »

 Quand je rentre à ma chambre, la connexion est à 100%. Je sais pas, mais chez les gens normaux on dit « Oui, oui, ça va marcher! », puis ça ne fonctionne pas; c’est plutôt rare qu’on assure quelqu’un d’un problème qui n’est pas.

Pour ce qui est de ma chambre à Bergerac, elle est très bien. Elle fait partie des résidences d’un collège agricole. Chantale, la propriétaire, m’informe qu’il y a un groupe de déficients mental. Or quand je me rends à la cafétéria ou bien si je me promène autour des résidences, je ne sais plus s’ils sont tous déficients mental ou bien si ce sont seulement parce qu’ils sont jeunes et français à la fois… Non, vraiment, je ne plaisante pas, ça porte à confusion!

Pour finir, la pièce de résistance, c’est mon autorisation de travail qui n’est toujours pas signée. Chaque jour, de nouveaux papiers à envoyer. Chaque jour, un nouveau « Ah non, c’est pas possible. » Maurice dit : « Je va les tirer. » Je me retourne et sur le mur de son bureau trois larges fusils de chasse sont suspendus. Mmh…

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