dimanche 13 mars 2011

Day 4: Saturday

Day 4 : Samedi
Minuit. Je ne sors pas.  Je suis crevée.
Ce matin, j’ai commencé à distribuer des CVs à 11h. Je fais peu de places, je demande à parler au manager, je reste le plus longtemps possible : c’est bon signe, en général.
Au Brompton Quarter Brasserie, le manager me fait asseoir, me questionne, puis se met à me parler du resto. Alors il enchaîne : description du staff, visite des cuisines, du cellier, visite des salles de bain, de la chambre à débarras (tant qu’à y être, pourquoi pas?), visite de la boutique à côté du resto où on retrouve que des produits bios, organiques, -  et qui appartient à la même famille. Fréquemment, ils organisent une journée de formation pour le staff pour l’acquisition de connaissances sur les vins et fromages. Wooow, je pense. La propriétaire est brésilienne et prochainement, ce resto aura un cousin, de l’autre côté de l’Atlantique, offrant l’opportunité au staff de passer de l’un à l’autre. Woooow, je pense encore. Finalement, il me laisse partir.
Aujourd’hui, c’est le manager qui avait le plus l’air de se foutre de moi (les Italiens font beaucoup d’attitude) qui m’a rappelée, moins d’une heure après mon passage, pour mon premier trial, à six heures.  On ne refuse pas ça, surtout pas au Racine, quelque part sur Brompton Street, dans Chelsea.
Arrivée là-bas, on me présente à tout le staff. Et ça commence :
-          Petit brieffing : on apprend tous le menu du jour en 4 minutes
-          On place les serviettes de table, comme ça, pour que le client voit ce côté quand il entre dans la salle, et les verres et les coupes comme ça, s’il y a une chandelle sur une table pour deux c’est comme ça, sans chandelle comme ceci, et chandelle sur grande table comme cela.
-          Les numéros de table, les numéros de position à table…
-          Quand ils entrent, quand ils sortent, on se précipite avec les manteaux.
-          On se place à droite pour servir, je ne sais plus où pour retirer les plats, les petits pains à gauche, on change la coupe normale, on met la coupe Bordeau, on nettoie les miettes avec le truc en métal…
Bref, je fais quelques erreurs, et Cristina est là pour me ramener à l’ordre : « women first! », « Don’t! Never two waiters at the same table at the same time! », “Always on the left side”...
Les 4 heures passent super vite et le manager français me rencontre. Je lui demande de me dire honnêtement ce qu’il pense. En gros, je ne peux pas commencer waitress ou commis dans un restaurant comme celui-ci, j’ai beaucoup à apprendre, mais j’ai l’air motivée… Il a le cœur brisé de me laisser partir comme ça, seule à Londres à 19 ans, alors il me jette à la rue avec un parapluie pour affronter la bruine.

3 commentaires:

  1. Et fais gaffe aux Trial Shifts, ils vont t'être payé que si tu as la job...
    Ah les normes du travail anglaises... Rubbish

    Et j'ai une question pour toi! J'ai entendu dire hier que la nouvelle mode des hommes à Londres c'est les leggings. C'est vrai?

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  2. Je n'ai pas vu un seul homme en legging..!

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